Comprendre sa couverture avant de la choisir

General Electric Co (GE)

General Electric Co (GE) : qui se cache derrière le ticker depuis la scission, le rôle de GE HealthCare dans l'imagerie médicale et ce que paie votre…

Yasmine MoreauYasmine Moreau6 min de lecture
Montrer comment les indemnités journalières se cumulent avec une garantie de prévoyance.

6 min de lecture

4,7sur 5380 votes

  • 3,5Klecteurs
  • 14en ce moment
  • 117partages

General Electric Co, symbole boursier GE, correspond aujourd’hui à GE Aerospace : la branche aéronautique a gardé le nom historique et le ticker après le démantèlement du conglomérat. Les deux autres métiers sont cotés séparément : GE HealthCare (GEHC) depuis janvier 2023 pour l’imagerie et le diagnostic médical, GE Vernova (GEV) depuis avril 2024 pour l’énergie.

La recherche « general electric co ge » mène souvent à une fiche boursière qui ne ressemble plus à celle d’il y a cinq ans. Le groupe fondé en 1892 dans le sillage de Thomas Edison s’est scindé en trois sociétés indépendantes, et seule l’activité moteurs d’avion répond encore aux lettres GE. Pour un assuré français, le sujet n’est pas qu’une affaire de Wall Street : une bonne partie des IRM, scanners, échographes et mammographes installés dans les cabinets de radiologie portent la marque de l’ex-filiale santé. D’où une question très concrète : qui paie l’examen quand on passe sous l’une de ces machines ?

Trois sociétés cotées nées d’un seul conglomérat

Pendant des décennies, General Electric a tout fabriqué : ampoules, réfrigérateurs, locomotives, turbines, réacteurs, appareils médicaux, sans oublier une activité financière tentaculaire. La crise de 2008 puis une longue période de pertes ont poussé la direction, menée par Larry Culp, à recentrer le groupe. Le plan annoncé fin 2021 a été exécuté en deux temps.

Société Symbole Métier principal Cotation indépendante
GE Aerospace GE Moteurs d’avions civils et militaires, services de maintenance Entité historique, renommée en avril 2024
GE HealthCare GEHC Imagerie médicale, échographie, monitoring patient, produits de contraste Janvier 2023
GE Vernova GEV Turbines à gaz, éolien, réseaux électriques Avril 2024

En France, chacune de ces entités garde un ancrage industriel visible : GE Aerospace à travers CFM International, la coentreprise avec Safran qui produit les moteurs LEAP, GE HealthCare avec son important site de Buc dans les Yvelines, et GE Vernova autour de Belfort.

Ce que recouvre le symbole GE à la Bourse de New York

Un investisseur qui achète aujourd’hui une action GE détient une part d’un motoriste aéronautique, pas d’un groupe diversifié. Les actionnaires présents au moment des scissions ont reçu des titres GEHC puis GEV, ce qui explique les écarts troublants sur les historiques de cours : une courbe longue qui ne tient pas compte de ces distributions donne une image faussée de la performance réelle.

Cet article n’a pas vocation à conseiller un placement. Pour un épargnant, la règle de prudence reste la même que pour toute valeur étrangère : vérifier le risque de change euro/dollar, la fiscalité des dividendes américains et l’enveloppe utilisée (compte-titres, assurance vie en unités de compte), un PEA n’acceptant pas les actions américaines.

Pourquoi un assuré croise GE HealthCare sans le savoir

Lorsqu’un médecin prescrit une IRM, un scanner ou une échographie, le patient choisit un centre d’imagerie, rarement une machine. Pourtant, GE HealthCare figure parmi les principaux fournisseurs mondiaux d’équipements de radiologie, aux côtés de Siemens Healthineers et de Philips. Ses appareils équipent des hôpitaux publics, des cliniques privées et des cabinets libéraux partout en France.

Cette présence a une conséquence que l’on ignore souvent : la marque de l’appareil ne joue aucun rôle dans le remboursement. Ce qui compte pour l’Assurance maladie, c’est l’acte inscrit à la nomenclature, la prescription, et le statut du radiologue (secteur 1, secteur 2, adhésion ou non à l’OPTAM). Un même examen peut donc coûter des montants très différents selon le lieu, alors que la machine est identique.

IRM et scanner prescrits : la part de l’Assurance maladie et celle de la complémentaire

Une facture d’imagerie en coupe se compose de plusieurs éléments. L’acte du radiologue, qui couvre la réalisation et l’interprétation, est remboursé par l’Assurance maladie sur la base de 70 % du tarif conventionnel. Le forfait technique, qui rémunère l’utilisation de l’équipement, suit son propre régime de prise en charge. S’y ajoutent la participation forfaitaire, portée à 2 euros en 2024, et d’éventuels dépassements d’honoraires.

  • Ticket modérateur : la part non remboursée du tarif de base, couverte par tout contrat responsable.
  • Dépassements d’honoraires : pris en charge selon le niveau de garantie, avec un plafond fixé par la réglementation lorsque le praticien n’adhère pas à l’OPTAM.
  • Participation forfaitaire : jamais remboursée par la complémentaire, par principe.
  • Produit de contraste : facturé à part lorsqu’il est injecté, et remboursé sur prescription.

Les examens du dos illustrent bien la question de la pertinence. La Haute Autorité de santé rappelle qu’une lombalgie commune ne justifie pas, en l’absence de signe d’alerte, d’imagerie systématique pendant les premières semaines. Consulter une équipe qui suit les pathologies de la colonne vertébrale, comme celle de centretoulousaindurachis à Toulouse, permet de savoir si une IRM apportera réellement une information utile au diagnostic, ce qui évite à la fois un examen inutile et un reste à charge sans bénéfice.

Vérifier ses garanties avant un examen d’imagerie coûteux

La plupart des tableaux de garanties regroupent l’imagerie sous une ligne « radiologie » ou « actes techniques médicaux », exprimée en pourcentage de la base de remboursement. Un contrat à 100 % BR ne couvre que le ticket modérateur ; un contrat à 200 % ou 300 % absorbe une partie des dépassements. Quelques réflexes limitent les mauvaises surprises :

  1. Demander au centre d’imagerie, lors de la prise de rendez-vous, le statut conventionnel du radiologue et le montant prévisible des dépassements.
  2. Comparer ce montant avec la ligne radiologie de son contrat, en distinguant praticien OPTAM et non OPTAM.
  3. Solliciter un devis auprès de sa complémentaire pour un examen programmé, la plupart des organismes y répondent en ligne.
  4. Vérifier que la carte Vitale est à jour et que le tiers payant est accepté, afin de limiter l’avance de frais.

Certains examens bénéficient d’une prise en charge intégrale, comme la mammographie du dépistage organisé du cancer du sein, proposée tous les deux ans aux femmes de 50 à 74 ans sans avance de frais. Les personnes en affection de longue durée sont également remboursées à 100 % du tarif de base pour les examens liés à leur pathologie, mais les dépassements restent à la charge de la complémentaire ou de l’assuré.

Le ticker GE correspond-il toujours à General Electric ?

Oui sur le plan juridique : la société cotée sous ce symbole reste General Electric Company, mais elle opère sous le nom commercial GE Aerospace depuis avril 2024 et ne regroupe plus que l’aéronautique.

Quelle différence entre les actions GE et GEHC ?

GE représente le motoriste aéronautique, GEHC la société d’équipements et de solutions médicales séparée en janvier 2023. Ce sont deux entreprises distinctes, avec leurs propres dirigeants, résultats et dividendes.

La marque de l’appareil d’IRM influence-t-elle le remboursement ?

Non. L’Assurance maladie et la complémentaire remboursent un acte codifié, quel que soit le fabricant de la machine. Le reste à charge dépend surtout des honoraires du radiologue et de votre niveau de garantie.

Faut-il prévenir sa mutuelle avant un scanner ou une IRM ?

Ce n’est pas obligatoire, mais demander une estimation de prise en charge avant un examen programmé, surtout dans un cabinet pratiquant des dépassements, permet de connaître à l’avance la somme qui restera à payer.

L’auteur

Yasmine Moreau

Rédactrice en chef

Je décrypte les contrats de complémentaire santé depuis dix ans. Mon travail consiste à rendre lisibles les garanties et les exclusions avant la signature.

Voir tous ses articles

Votre avis compte

Cet article vous a-t-il été utile ?

4,7sur 5380 votes

Notez cet article :

Commentaires

Soyez le premier à réagir.

Pour continuer la lecture

Yasmine Moreau
Rédactrice en chef

Yasmine Moreau

Je décrypte les contrats de complémentaire santé depuis dix ans. Mon travail consiste à rendre lisibles les garanties et les exclusions avant la signature.

Découvrir son profil